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2017 / GROUPE RANDO 2017 / 46 Chevre Roche [71]



07 Novembre 2017

Parking du monument aux morts à Plaine Cleurie, sur la route de Gérardmer D417, en face de Cleurie.

Nous étions 56 marcheurs pour découvrir le Sentier Xavier Thiriat, qui nous méne au sommet à Chêvre Roche, en passant par les carrières.
La météo de saison ne nous a pas permis d'apprécier la vallée de Cleurie, ni de profiter du point de vue des 7 clochers. Cependant la halte revigorante et toujours sympathique au sommet a été bien appréciée.
Qu'importe, le parcours physique avec ses 350 M de dénivellé, nous incite à revenir par une journée ensoleillée.
Nous avons découvert l'univers d'un grand écrivain régionaliste : Xavier THIRIAT.
JMD

THIRIAT (Xavier) , écrivain régionaliste Le Syndicat, 25 décembre 1835 – Calais, 30 juin 1906

Il grandit dans la modeste ferme familiale du Pré-Tonnerre, paroisse de Julienrupt, jusqu’au jour d’hiver où, revenant du catéchisme en compagnie d’enfants de son village, il saute dans les eaux glacées d’un canal d’irrigation afin de porter secours à une petite fille que le courant emportait. À la suite de cet acte de dévouement, il est frappé de paralysie des membres inférieurs. Par goût et pour occuper son immobilité forcée, il lit toutes sortes de livres et observe la nature. Il acquiert ainsi très tôt des facilités pour écrire et une bonne connaissance des sciences naturelles.
Dès l’âge de 13 ans, il note les principaux phénomènes de l’atmosphère qu’il observe depuis la fenêtre de sa chambre, entreprend l’étude de la météorologie dans la vallée de Cleurie et publie les résultats de ses observations dans l’Annuaire des Vosges à partir de 1852, ainsi que dans L’Echo des Vosges. Il assure à partir de 1859 les fonctions de greffier de la commune du Syndicat et s’initie ainsi aux affaires communales. De 1870 à 1878, il occupe le même emploi à la mairie de Vagney.
Ses compétences s’étendent à la botanique et à la zoologie ;
il est admis au sein de la Société d’émulation des Vosges et devient correspondant de l’Observatoire de Paris. Dans les années 1860, il commence la rédaction du journal de ses sentiments, de ses pensées et de ses voyages. Louis Jouve contribue à sa publication. Ainsi est édité le Journal d’un solitaire qui, avec six éditions, connut un grand succès et fut honoré du prix Montyon décerné par l’Académie française.
Dans un second ouvrage, La Vallée de Cleurie, il réunit tous les renseignements qu’il a pu recueillir sur l’histoire, les coutumes, les conditions de vie, l’activité culturelle, les croyances, le langage des habitants de son pays. Cette œuvre fut récompensée par la Société d’émulation des Vosges.
Installé à Gérardmer en 1878, il tient jusqu’en 1885 un commerce de librairie, papeterie, photographie et met à profit son séjour par la publication de Gérardmer et ses environs qui est à la fois un livre d’histoire et un excellent guide touristique. Attaqué en 1885, à l’occasion d’une campagne électorale, sur la paternité de son œuvre ainsi que dans sa vie privée, il s’en va vivre en Algérie auprès d’un frère et d’une sœur et se rend utile aux colons par l’animation d’un syndicat agricole. Il quitte l’Algérie en 1893 et épouse, sur le tard, une demoiselle Deguines de Calais. C’est dans cette ville où il tient à nouveau un commerce de librairie qu’il termine une existence brisée dès l’enfance par un terrible handicap qui lui fit connaître et les souffrances de la vie et les joies de l’étude.